Dossier

Pollution atmosphérique 

Ce qu’il faut savoir sur
la pollution de l'air

lead_dossierp1_697x425

Par ses activités, l’homme dégrade la qualité de l’air qu’il respire. Quels sont ces polluants et d’où viennent-ils ? Quels sont leurs effets ? Explications.

Les polluants d’origine naturelle sont toutes les substances (particules ou gaz) générées par les éruptions volcaniques, l’érosion des sols, les tempêtes de sable, les incendies de forêts, mais aussi les composés organiques émis par la respiration de la flore. Ces substances influencent la qualité de l’air mais ce sont surtout les polluants d’origine anthropique qui constituent la principale source de pollution atmosphérique. Ils sont générés par les activités industrielles et agricoles, le chauffage domestique ou tertiaire, le fonctionnement des moteurs thermiques (essence, diesel, fioul) etc. Ce sont des gaz, comme les oxydes d’azote (NOx), le dioxyde de soufre (SO2), les composés organiques volatils (COV) tels que le benzène ou le monoxyde de carbone (CO) ; ce sont aussi des poussières (PM10 ou PM2,5 pour les particules de diamètre inférieur respectivement à 10 ou 2,5 microns), des métaux lourds (cadmium, arsenic, chrome, mercure, plomb…), sans oublier les hydrocarbures aromatiques polycycliques, les pesticides et les composés qui peuvent se retrouver dans l’environnement à l’état de gaz ou d’aérosols.

Impacts sur la santé et l’environnement

Primaires ou secondaires, ces substances se transforment dans l’atmosphère et sont transportées sous l’effet du vent, voire remises en suspension en se propageant parfois sur des milliers de kilomètres (comme les poussières sahariennes ou l’épisode du volcan islandais en 2010). Ces gaz et ces particules provoquent, à des degrés divers, des troubles respiratoires, des maladies cardiovasculaires, voire des cancers. Mais ils agissent aussi sur l’environnement : ils modifient les écosystèmes en impactant la végétation jusqu’à faire baisser dans certains cas les rendements agricoles.

Mobilisation contre la pollution de l’air

Déjà au début du XIXème siècle, Napoléon réglemente les manufactures et ateliers qui répandent une odeur insalubre ou incommode [1]. C’est cependant au milieu du XXème siècle que les autorités commencent à davantage se préoccuper de la qualité de l’air. Ainsi, dès les années 1950, le chauffage résidentiel au charbon ou au bois a-t-il été restreint dans certaines grandes villes car ses émissions provoquaient la dégradation des bâtiments (Paris était couvert d’une suie noirâtre) ou la persistance de brouillards épais (le fameux smog londonien…). La lutte contre la pollution au SO2, dont les émissions étaient liées à l’industrie, a aussi connu une baisse importante. Plus récemment, c’est l’interdiction des essences plombées qui a permis de faire diminuer de façon spectaculaire les émissions de plomb du transport routier.

Aujourd’hui, c’est au niveau mondial et européen que la lutte s’organise et que sont fixées des recommendations pour certains polluants dans l’air, définies à partir d’études épidémiologiques. En 1996, la loi sur l’air et l’utilisation rationnelle de l’énergie (LAURE) reconnaît à chacun le droit de respirer un air qui ne nuise pas à sa santé. Ce texte, aujourd’hui intégré au Code de l’Environnement, définit des valeurs limites, prévoit une surveillance de la qualité de l’air sur l’ensemble du territoire national et une information du public. Un dispositif de surveillance de la qualité de l’air, placé sous la responsabilité du Ministère en charge de l’Environnement, est coordonné techniquement par le Laboratoire central de surveillance de la qualité de l’air (LCSQA).

[1] www.ineris.fr/aida/consultation_document/3377

Commentaires désactivés.