Dossier

L'Ineris et la qualité de l'air

Focus sur le chauffage au bois, l’air intérieur
et le changement climatique

Etude des techniques de réduction des émissions de particules issues des appareils domestiques au bois

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Focus

Quelques exemples de programmes de recherche

  • Projet européen EN_PME_TEST, pour valider une méthode commune, au niveau européen, de mesure des émissions de particules issues des appareils de chauffage au bois. Lire le communiqué de presse ici ;
  • Projet Ademe Champrobois (2012-2015), pour comprendre les phénomènes d’évolution des émissions dans l’atmosphère en champ proche ;
  • Projet Ademe Identech (2013-2016), pour améliorer les performances environnementales des foyers domestiques.

 

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En Savoir Plus

Le projet SALUT’AIR

Pour lire le dossier de presse sur SALUT’AIR, rendez-vous à ce lien

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L’Ineris est impliqué, depuis sa création, sur la qualité de l’air, extérieur et intérieur. Pour développer sa connaissance et accompagner au mieux les pouvoirs publics dans la construction d’une politique environnementale à moyen et long terme, l’Institut s’appuie sur ses travaux menés en laboratoire et sur le terrain.

L’Institut intervient à de multiples niveaux : caractérisation des polluants, élaboration de stratégies de surveillance, développement d’outils de prévision de la qualité de l’air, évaluation a priori de l’efficacité des politiques de réduction des émissions, etc. Cette expertise pluridisciplinaire est mise à la disposition des pouvoirs publics pour contribuer à gérer les épisodes de pollution, mais surtout pour leur permettre de préparer et mettre en œuvre une politique environnementale pertinente à moyen ou long terme afin de restaurer la qualité de l’air et de réduire le risque sanitaire.

Exemples avec le chauffage au bois, la qualité de l’air intérieur et les liens avec le changement climatique.

Chauffage et boisles émissions passées à la loupe

Une partie des travaux de l’Ineris consiste à mesurer et caractériser les émissions polluantes des activités humaines. Il s’attache ainsi à développer ou évaluer des méthodes et des outils de caractérisation des émissions toujours plus adaptés et plus précis, et ce dans de nombreux domaines d’activité.
La combustion du bois de chauffage est par exemple l’un de ces domaines. Depuis une dizaine d’années, l’Ineris a développé une expertise sur ce mode de chauffage qui, s’il permet de réduire les consommations de combustibles fossiles, contribue aux émissions de particules et nécessite un accompagnement pour tenir les engagement nationaux et européens d’amélioration de la qualité de l’air. L’Ineris est ainsi engagé dans des programmes de recherche nationaux et européens pour la mise au point des techniques de mesure afin de caractériser les émissions et d’étudier les processus d’évolution des polluants émis (cf. encadré). Il s’appuie notamment sur une installation expérimentale innovante, qui a par exemple permis récemment de tester l’efficacité de systèmes de dépollutions pour des foyers domestiques .

La qualité de l’air,  c’est aussi valable en intérieur

Logement, moyens de transport, lieu de travail, école… Nous passons plus de 80 % de notre temps dans des lieux clos. L’air que nous y respirons n’est pas toujours de bonne qualité. L’Ineris mène depuis plus de quinze ans des travaux pour mieux comprendre les sources, la nature des polluants, les expositions et les risques correspondants. Les travaux portent notamment sur les substances présentes dans les activités se situant à proximité des habitations et des bureaux (pressings, ateliers mécaniques par exemple), les établissements recevant du public ou des enfants, les produits de consommation. L’Institut contribue également au réseau RSEIN (Recherche santé environnement intérieur) dont l’objectif est de rassembler des experts français de l’environnement intérieur afin de leur permettre le partage d’informations et de connaissances, mais aussi mettre ces informations à disposition du plus grand nombre.

Qualité de l’air et lutte contre le réchauffement climatique : des synergies existent

L’interaction entre changement climatique, transport intercontinental des polluants atmosphériques et qualité de l’air existe. D’un côté, le changement climatique modifie la fréquence et l’intensité des épisodes météorologiques (canicule, cyclones, etc.), ce qui peut avoir un impact sur la pollution. D’un autre, les mesures de lutte contre le réchauffement climatique visent souvent à réduire les consommations d’énergie et donc à réduire les émissions.. Le changement climatique est ainsi un facteur externe dont les politiques de gestion de la qualité de l’air doivent tenir compte.

Entre 2009 et 2013, le projet SALUT’AIR[1] visait à évaluer les stratégies combinées de lutte contre la pollution de l’air à longue distance dans le contexte du changement climatique à l’aide de simulations prospectives basées sur le modèle CHIMERE couplé à un modèle de climat. L’introduction de la problématique climatique a alors conduit à prendre en compte certains facteurs externes légitimement négligés lors des projections à court terme, et à développer un nouveau système de modélisation du climat et de la qualité de l’air en y intégrant des techniques numériques innovantes pour « régionaliser » les simulations climatiques réalisées à l’échelle du globe.

SALUT’AIR a ainsi permis de simuler ce que serait la qualité de l’air en Europe à l’horizon 2050 en fonction de différentes stratégies environnementales. Il a permis de démontrer les co-bénéfices importants pour la qualité de l’air induits par une politique énergétique ambitieuse en termes de lutte contre le changement climatique, qui conduit à une réduction significative de l’exposition sanitaire et environnementale, et des coûts qu’elle induit. L’étude a montré que jouer sur les synergies entre les politiques climat et les politiques qualité de l’air était une stratégie au global gagnant-gagnant.

 

 

[1] Le projet SALUT’AIR, coordonné par l’Ineris, associe le CNRS (Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement et Laboratoire de Météorologie Dynamique de l’Institut Pierre Simon Laplace) et l’Université de Strasbourg (Laboratoire Image Ville Environnement). Ce projet, qui a bénéficié du soutien financier de l’ADEME, du ministère chargé de l’Environnement et du programme PRIMEQUAL, a permis de développer un système de prédiction de la qualité de l’air sur le long terme, intégrant le facteur « changement climatique ». Pour plus d’informations, rendez-vous sur ineris.fr

 

 

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